La gestion du bruit en classe est un élément très personnel.

Si plus de 80 % de mes élèves considèrent qu’ils travaillent mieux en silence, il y en a toujours un ou deux que le bruit ne dérange pas.

Personnellement, j’ai besoin de silence et c’est donc ce cadre que j’instaure en classe dès les premiers jours de l’année scolaire.

Entre silence total, chuchotement et travaux de groupes animés

Cependant, toutes les activités ne se valent pas : si le silence est de rigueur pour des exercices de mathématiques individuels, un bavardage léger est tout à fait acceptable en dessin.

Lors de travaux de groupe, l’échange oral est primordial… mais 20 élèves qui parlent à haute voix transforment rapidement la classe en un marché aux poissons !

Le chuchotement est donc de mise, avec une explication simple : on ne sent pas les cordes vocales bouger ou, si je ne suis pas dans la conversation, je ne peux pas entendre ce que tu dis.

Pour accéder à ces niveaux de silence, différents éléments doivent être pris en compte : 

  • un placement adéquat des élèves : dans ma classe, les élèves choisissent leur place à partir de critères : changer de groupe, changer de camarades et, parfois, ne pas être dans le même groupe que tel ou tel camarade. Souvent les élèves choisissent leur place en fonction de leurs amitiés, nous avons la responsabilité de leur donner une place propice à l’apprentissage ;
  • un aménagement de la classe adéquate pour éviter les conflits (j’en parle dans cette vidéo) ;
  • des consignes claires qui permettent aux élèves de s’engager dans la classe plutôt que de chercher des compléments d’information ;
  • un rappel à l’ordre si nécessaire, par exemple à l’aide d’une application comme Shhht.

Le silence n’est pas toujours le signe d’un travail efficace mais il en est souvent un outil indispensable.

Ce billet est un extrait de l'article commun rédigé sur le blog de prof-dom.com. Avec une dizaine de collègues, nous réfléchissons aux manières de gérer le bruit en classe.

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